Après une nuit à Cochabamba, direction le petit village de Torotoro (un peu plus de 1 000 habitants), situé dans le parc naturel du même nom.

Il est considéré comme un des joyaux de la Bolivie, et pourtant bien peu visité.

Pas évident !

Pour y aller, c’est un peu la galère par contre ! D’abord, il faut trouver dans Cochabamba d’où partent les bus ou combis (minibus). J’ai de la chance et un policier me renseigne correctement et arrête même pour moi un bus public qui passe devant l’endroit en question.

A l’arrêt, des boliviens attendent et quelques voyageurs également, tous français ! C’est parti pour 4h30 de tape-cul. J’arrive finalement de nuit à Torotoro. Dans le combi, j’ai parlé avec Eddy, un bolivien super sympa. Il me conseille un hôtel pas cher.

Le repère des voyageurs français

Pour visiter le parc, il est obligatoire de faire appel à un guide. Le tarif est fixe, que l’on soit un ou six (maximum pour un groupe). Du coup, le matin, tous les voyageurs se retrouvent devant la maison des guides pour se regrouper et ainsi payer le moins cher possible.

Elle est située sur la petite place principale du village, avec des dinosaures en guise de décoration. Et oui, car le parc est connu pour tous ses fossiles et ses empreintes de dinosaures !

Là encore, que des francophones ! J’ai remarqué depuis le début de mon voyage que dès qu’on sort un peu des circuits classiques, la plupart des routards que l’on croise sont des français. On voyage de la bonne manière, et je suis assez fier au final de ma nationalité lorsque je vois ça !

Première journée et déjà plein les yeux !

Avec deux amis rencontrés la veille, Nolan et Thibault, on forme un groupe pour être finalement cinq. On part en voiture à 9h, avec notre guide, Félix Rodriguez. On passe par des paysages superbes, vraiment originaux.

Après 1 heure de piste, on arrive à la Ciudad de Itas. Le site est à 3 700 m d’altitude, et n’a de « ville » que le nom. C’est en fait un petit canyon formant un labyrinthe de cavités.

Lors de l’époque préhistorique, les vagues déferlaient ici, ce qui a provoqué ces formes. On voit également des rochers aux formes d’animaux : tête de mammouth, tortue géante… Et aussi, un rocher formant un pénis… Le « pénis de l’Inca » comme dit le guide !

On se balade deux heures ici ; on aura même eu la chance de voir un condor en vol !

La spéléologie bolivienne

Puis direction un autre site : la grotte d’Umajalanta. C’est la plus grande grotte de Bolivie connue à ce jour. Et évidemment avec plein de stalactites (celles qui descendent, car il y a un « T » donc ça tombe) et de stalagmites (celles qui montent, car il y a un « M », petit moyen mémo-technique pour ceux qui ne savent jamais !). On descend à 118 mètres sous la terre. Moi qui était en haut du Huayna Potosi à plus de 6 000 dimanche dernier… Sacré écart !

Bolivie Parc Torotoro grotte d’Umajalanta

Mais la spéléologie bolivienne, c’est quelque chose ! Ce qu’on a fait serait tout simplement interdit en France. Durant 2h, on a avancé dans la grotte, avec nos petits casques et lumières, en escaladant des parois glissantes avec une corde (ou sans parfois !), à se tordre dans tous les sens pour passer dans des endroits vraiment petits, à ramper… Fallait pas être claustrophobe ni peureux !

Bolivie Parc Torotoro grotte d’Umajalanta

Au bout de la grotte, on arrive à un petit lac avec des poissons aveugles.

C’était vraiment bien marrant de faire cette activité. En plus, notre guide était super sympa, marrant, avec beaucoup de connaissances.

Le test pour être guide ici est ouf ! Tu vas au fond de la grotte et tu dois revenir sans aucune lumière, juste en utilisant ta mémoire et en tâtonnant autour de toi avec tes mains et pieds pour ne pas te casser la gueule dans le vide parfois. Super dangereux !

Randonnée à Jurassic Park

Le lendemain, rendez-vous avec le même guide et les deux autres français pour une nouvelle journée dans le parc. On trouve 3 autres personnes pour se joindre à nous et ainsi payer moins cher chacun. Aujourd’hui, c’est tout à pied. On part donc vers 9h dans les environs de Torotoro.

Bolivie Parc Torotoro

On passe par le lit d’une rivière asséchée avec des traces de dinosaures, les plus grandes du parc. Un air de Jurassic Park !

Bolivie Parc Torotoro empreintes dinosaures

Puis on arrive au Mirador del cañon. Superbe vue sur le canyon de 300 mètres de profondeur.

Bolivie Parc Torotoro Mirador del cañon

On y descend par un petit chemin et atteint « El Vergel » : un endroit magnifique avec une cascade et où on peut se baigner ! L’eau est très fraîche, mais ça fait du bien ! On s’y arrête une bonne heure pour se reposer et profiter du lieu.

Bolivie Parc Torotoro canyon

Puis on retourne tranquillement au village après 6 heures de promenade.

Bolivie Parc Torotoro canyon

Je pars le lendemain avec le seul bus du jour qui est à 6 heures du mat’, mais plus économique que les combis !

Le parc Torotoro est vraiment top à visiter : paysages splendides, empreintes et fossiles de dinosaures un peu partout, climat et température parfaits, pas cher… Bref, j’ai adoré mes 3 jours passés ici.

Bolivie Parc Torotoro

1 commentaire

Cochabama, la ville au climat parfait de Bolivie - Y a qu'à rêver · 29 décembre 2018 à 15 h 59 min

[…] En effet, pas grand chose à y voir de vraiment extraordinaire. Je suis venu ici pour aller au parc Torotoro, à une centaine de […]

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