« Être ce que nous sommes et devenir ce que nous sommes capables de devenir, tel est le seul but de la vie. »

Robert Louis Stevenson

La dernière étape de ce voyage d’un an se fera…(roulement de tambours) sur les bords de la Mer Rouge ! Et plus précisément à Aqaba, la seule station balnéaire de Jordanie. Au programme : pas grand chose, juste me détendre ! Le repos du routard !

La bonne adresse !

Le Golfe d’Aqaba est une zone mondialement réputée pour la plongée et le snorkeling grâce à des fonds marins exceptionnels. En conséquence, le prix des hébergements a tendance à s’envoler donc dur de trouver un bon rapport qualité / prix.

Mais sur conseil d’un voyageur, j’ai trouvé l’auberge secrète de la ville : Hakaia Home. L’auberge est minuscule avec seulement cinq lits en dortoir, non réservable sur internet. L’ambiance est donc conviviale, notamment grâce à Baha, le gérant ayant vécu en Malaisie quelques années avant de revenir dans son pays en début d’année. L’accueil est superbe et le prix tout petit pour la Jordanie !

Jordanie aqaba hakaia hostel

Ville stratégique mais station balnéaire classique

Aqaba est une ville stratégique pour l’économie jordanienne grâce à son port, située au croisement de routes commerciales importantes. Pour avoir l’accès à la mer, le Roi de Jordanie a donné 6 000 km² de désert à l’Arabie Saoudite en échange de 12 km de côte.

La ville israélienne d’Eilat n’est qu’à 5 kilomètres, et la frontière saoudienne à une vingtaine de kilomètres. Bref, deux pays à qui je ne donnerai pas un centime donc je reste bien tranquillement à Aqaba !

J’y ai retrouvé Anaïs et Flo, ainsi que beaucoup d’autres français avec qui on a partagé de bons repas dans les restaurants de la ville.

Jordanie Aqaba restaurant Les Gros Sacs

La ville d’Aqaba offre peu d’intérêt pour les visites ; c’est la station balnéaire classique avec de gros hôtels, des restaurants… Il y a seulement une mosquée et un ancien fort des croisés qui se visitent mais rien d’extraordinaire !

Changement de standing

Le seul truc vraiment bien à faire est de voir le coucher de soleil depuis l’hôtel Hilton Double Tree. L’accès à la terrasse au dernier étage est gratuit sous présentation du passeport, sans obligation de consommer. Plutôt cool et première fois de ma vie que je mets les pieds dans un hôtel de luxe ! C’est un peu comme mes petites auberges, à deux ou trois détails près…

De là-haut, on a une belle vue sur les collines aux couleurs rouges entourant la ville, sur le Golfe d’Aqaba, ainsi que sur le soleil se couchant derrière les collines de la Palestine.

Jordanie aqaba coucher de soleil hilton
Jordanie aqaba coucher de soleil hilton

Pas impressionné !

Les plus belles plages sont à une dizaine de kilomètres au sud. On y est allé passer une après-midi en compagnie d’Anaïs et Flo. C’est un spot de plongée et snorkeling très connu mais avec les vagues et le courant, l’expérience n’était pas super. Et après les Galápagos, les Philippines, l’Indonésie…ce n’est pas 3-4 coraux et des petits poissons qui vont me satisfaire (je me la pète carrément ouais !).

Jordanie aqaba plage

Les locaux y viennent aussi mais les hommes sont plus là pour regarder les occidentales en bikini que les fonds marins !

Un autre visage de la ville

J’ai eu la chance de loger au bon endroit pour apprécier cette ville. L’auberge était excentrée de l’agitation touristique du centre-ville, dans un petit quartier populaire où les gamins jouent au foot dans les rues le soir.

Jordanie aqaba

Baha m’a considéré comme un membre de la famille, me mettant à l’aise de suite et me permettant de me sentir un peu chez moi ! Il m’a même invité un soir à aller voir des amis à lui à une association culturelle, faisant office de maison de quartier où les habitants se regroupent pour se rencontrer, parler, lire un livre, regarder un film…

Jordanie aqaba association

Tout le monde avait préparé de la nourriture pour qu’on la partage tous ensemble. Il y avait donc un vaste choix, tous les plats étant plus bons les uns que les autres (cuisine jordanienne, arménienne, roumaine…) !

Jordanie aqaba association

Ne cherchez plus la star..!

Évidemment, je ne passais pas inaperçu parmi le groupe ! Les gens étaient curieux et Baha souhaitait que je parle un peu de mon voyage pour leur donner envie à eux aussi d’aller voir ce qui se passe ailleurs.

Une chaîne de télévision locale était présente et m’a interviewé à la fin, me demandant mon opinion sur l’endroit, la ville, le pays… Une vraie star désormais !

Jordanie aqaba interview

Bref, c’était vraiment un moment comme je les aime : pas du tout prévu, plein de rencontres, une expérience insolite..! Shoukran !

Jordanie aqaba association

Après m’être bien reposé et avoir beaucoup dormi pendant quelques jours, je prends la direction d’Amman en bus le dimanche 7 octobre. J’en ai ras le cul du bus, à tel point que même les 4h30 de trajet m’ont paru interminables alors que ça n’aurait été qu’une formalité il n’y a encore que quelques semaines !

Aqaba n’a pas été la destination de rêve pour terminer un voyage. Je m’attendais à un endroit idyllique, mais ce n’est pas vraiment le cas. Tant pis !

La fin…

Je repasse une nuit à Amman car mon avion est le mardi 9 à 4h30 du mat’. Je rejoins donc l’aéroport après le dîner pour essayer d’y dormir un peu avant le décollage pour le retour ! Ça, c’était l’idée… En pratique, il n’y a aucun endroit bien pour dormir avant la zone de check-in, donc j’ai passé mon temps à attendre en parlant avec Kamel, un palestinien ayant déjà vécu quelques mois à Nantes.

Le vol, en deux temps avec escale à Athènes, se passe bien avec une belle vue sur les Alpes. Pour l’anecdote, mon voisin durant le deuxième trajet n’a pas fermé l’œil… Je lui ai dis « As Salam Aleykoum » pour le saluer ; après avoir utilisé ce mot durant plusieurs mois j’ai gardé l’habitude… Il m’a pris pour un terroriste je pense et il me guettait sans arrêt dans l’avion. Je sentais sa peur dès que je bougeais ou que je cherchais un truc dans mon sac !

Je suis accueilli à l’aéroport Charles De Gaules avec la chanson « La Bohême » de l’éternel Charles Aznavour. Mais une fois dans le train pour aller à Rennes, j’écoute en boucle les deux musiques qui m’ont suivi partout durant cette année de voyage : « Red & Black Light » d’Ibrahim Maalouf, et « Fille du Vent » de Keny Arkana.

Je ne suis pas triste comme au retour d’Amérique du Sud… Pas de larmes cette fois, mais une sensation d’être l’homme le plus épanoui après avoir réalisé de nouveaux des tas de rêves. Je me sens juste merveilleusement bien avec le sentiment d’avoir accompli et vécu des choses inoubliables.

Fin de ce voyage de plus d’un an encore… Mais vous me connaissez désormais, c’est loin d’être la fin de ma vie de routard, inch’allah !


2 commentaires

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Flotter dans la mer morte, en Terre Sainte des religions - Y a qu'à rêver · 27 décembre 2018 à 15 h 25 min

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