Jamais deux sans trois ! Après le voyage en Amérique du Sud, et le voyage en Asie du Sud et Moyen-Orient, une nouvelle aventure se profile à l’horizon. Mon instinct de voyageur n’est pas resté en veille indéfiniment et a refait parler de lui.

J’avais en tête de repartir rapidement, mais ce fucking covid a mis en stand-by mes projets de voyage au long cours ! En attendant, j’ai dévoré les romans de Jules Verne, Sylvain Tesson, Saint-Exupéry, Bernard Moitessier… J’ai enchaîné les livres de voyage comme un drogué.

Il fallait donc reprendre la route, malgré ma bonne situation à Nantes, où je m’étais installé. J’ai grandis en écoutant des artistes comme Renaud qui chantait dans un micro grisonnant « société, tu ne m’auras pas », alors j’ai retenu la leçon.

Mon échappatoire s’appelle « Voyage« . C’est un mélange de courage, avec une pointe d’insouciance mêlée à une folie douce.

Le jour J

La moto est prête, et les affaires de voyage aussi. Le mardi 14 mars, la pluie cesse, et c’est le moment de partir de chez mes parents, près de Rennes. C’est toujours triste de dire au revoir à ceux qu’on aime, mais ça fait partie de l’expérience d’un voyage aussi.

Jour 1 : L’Hermitage à Issoudun

Je n’ai pas l’impression de réellement partir. Mes précédents longs voyages, il y avait la dizaine d’heures d’avion à chaque fois pour bien se rendre compte qu’on part loin. Et le choc de l’atterrissage avec une nouvelle culture qu’on se prend en pleine face.

Là, je pars juste de chez moi avec ma moto, comme si j’allais faire quelques courses.

La météo est parfaite, avec un soleil agréable, et pas trop froid. Je me suis bien équipé, je ne le regrette déjà pas !

Mais déjà un petit problème : malgré que mon téléphone soit branché sur la prise 12V, il se décharge doucement. C’est mon unique GPS alors je n’ai pas trop envie de voir l’écran noir !

Je m’arrête à un supermarché, et achète un nouveau câble USB (ultra résistant d’après les informations sur le packaging, je suis un bon pigeon parfois). Et une nouvelle prise allume-cigare. Je ne sais pas lequel des deux ne fonctionnent pas, mais dans le doute, je prends tout (double pigeon).

Avec la nouvelle prise, ça fonctionne, mon portable se recharge. Ouf, je ne vais pas devoir demander mon chemin à quelqu’un alors que je ne suis parti que depuis 1h30…

Après Tours, beaucoup de départementales et routes de campagne. Très calme évidemment. Mais de longues lignes droites, où on se fait royalement chier sur une moto…

L’étape du soir est à Issoudun. Oui, c’est la destination la plus sexy de mon voyage. Ça fait plus de 4h30 de route déjà, donc ça me suffit. Je n’ai pas encore l’habitude de conduire de grands trajets en moto, et cette première journée m’a fatigué, notamment avec le bruit du moteur et le vent dans le casque.

Jour 2 : Issoudun à Bourg-en-Bresse

Départ vers 9h45. C’est plus long de se préparer que quand je partais juste avec mon sac à dos. Là, il faut mettre les valises sur la moto, s’équiper avec le casque, les bottes etc… Et je suis toujours en train de chercher dans quelle sacoche j’ai rangé le truc que je cherche.

Mais pas d’horaires à respecter pour prendre le bus, le train… Et ça, c’est bien agréable !

Le matin, des routes typiques de la région centrale : le GPS indique une ligne droite de 20 km avant le prochain rond-point. Pensée du jour : faut que j’apprenne à lire un bouquin en conduisant une moto.

On imagine les grandes lignes droites dans les steppes d’Asie Centrale, mais pas obligé d’aller aussi loin finalement.

Mais il fait toujours beau, alors j’arrête de me plaindre !

J’arrive dans le département de Saône-et-Loire l’après-midi. Ce département n’est pas le plus connu, mais à chaque fois que je passe par ici, je trouve ça super joli ! Ça commence à être bien vallonné, les Alpes se rapprochent !

Je fais une longue pause près d’un étang, avec un château pas loin.

voyage-moto-étang

Je ne sais plus le nom de l’endroit, mais ce n’est pas loin du tout de la butte de Suin, où j’avais dormi dans mon utilitaire avant d’aller faire mon stage d’alpinisme à Chamonix. J’aime vraiment bien ce coin de la France, il mérite à être plus connu je pense !

Le soir, je dors à un endroit que je connais déjà également : le Moulin de Champagne, près de Bourg-en-Bresse. J’y avais fait une étape d’une nuit aussi avant d’aller faire le trek des Aiguilles Rouges. Un très bon rapport qualité / prix !

Jour 3 : Bourg-en-Bresse – Settimo Vittone

Départ tôt, car grosse étape ! J’évite l’autoroute, c’est moins cher et plus intéressant, mais deux fois plus long pour le coup aujourd’hui !

Je me plaignais des lignes droites auparavant… Je suis servi en virages pour ce trajet ! Et ce, dès le début, pour aller au joli lac de Nantua.

Lac de Nantua
Lac de Nantua

Il fait assez frais le matin. Le sous-gants ne sont pas de trop ! Les montagnes enneigées se rapprochent, et la température baisse.

Après 3 heures de route, j’arrive à un endroit que je connais très bien désormais : Chamonix !

Toujours un plaisir de revenir ici… J’ai fait exprès d’y arriver pour l’heure du déjeuner. J’ai beau avoir passé déjà des jours à admirer le massif du Mont-Blanc, je ne m’en lasserai jamais je crois. Comment rester insensible à la majestueuse Aiguille du Midi ? Je n’ai pas résisté, et j’ai refait deux photos, malgré les nombreuses que j’ai déjà !

Massif du Mont Blanc
Aiguille du midi

Ensuite, j’emprunte le Tunnel du Mont-Blanc pour la première fois. Une fois de l’autre côté…je suis en Italie !

Massif du Mont Blanc italien

Je me rends compte que c’est la première fois que je viens dans ce pays. J’y étais passé lors du Tour du Mont-Blanc mais bon, ce n’était que 2 jours dans la montagne donc ça ne compte pas vraiment. C’est dingue, je n’ai jamais mis les pieds en Italie, ni en Allemagne, ni en Belgique… Faudrait que je pense à visiter les pays près du mien !

Le côté italien est le Val d’Aoste. Et bien, je dois avouer qu’il n’a rien à envier au côté français ! J’ai adoré les paysages. Tellement que j’ai mis 3 heures à faire les 120 km qu’il me restait. Je m’arrêtai souvent pour profiter de la vue.

Val d'Aoste
Val d'Aoste
Val d'Aoste route

J’arrive en fin d’après-midi à Settimo Vittone. Ce n’est pas un nom de mafioso, mais un charmant petit village comme je me l’imaginais, avec ses ruelles pavées et le linge aux fenêtres (et oui, car il fait chaud avec le soleil qui tape !).

Catégories : Italie

1 commentaire

Explorer le lac de Côme durant 2 jours - Y a qu'à rêver · 18 mars 2023 à 19h49

[…] 17 au matin, je quitte Settimo Vittone par une toute petite route de montagnes offrant de beaux points de […]

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